|
Comment ?
Ouvrons les yeux, que voyons-nous ? Un monde en pleine mutation.
L'ordinateur oblige la pensée à fonctionner de façon analytique et
globale en offrant au regard une grande quantité d'informations à la fois.
Or si la pensée analytique (qui se déploie en mots) est bien connue, la pensée
analogique, elle, (qui se présente en images) l'est beaucoup moins.
Il est donc URGENT d'apprendre à lire ce nouveau langage sous peine de
devenir "analphabètes", regrettable destin, d'autant plus que ce langage
ne nous est pas étranger même s'il nous est étrange, étant de nature
semblable à celui des rêves...
Au fait :
Pour se développer, ce cerveau dont nous
avons charge en cette vie, il faut et il suffit de lui apprendre à bien
vouloir fonctionner dans toutes les directions qui peuvent le stimuler.
Tous azimuts, quoi !

Or, en Occident, nous avons plutôt choisi l'option analytique :
voyez nos textes, déroulant lettre après lettre le suc précieux de leur
sens. Les orientaux, eux, globalisent : idéogrammes dévoilant une
pensée subtile, parfumée d'un mystère irréductible à toute traduction.
Mais nos cultures parallèles n'ont pas encore trouvé ce qui les
éveillerait pour les faire danser, joyeusement accordées, sur toutes les
spires de l'univers.
Il faudrait, pour cela, une fée musicienne....
Et bien elle existe, son nom est POESIE.
A la fois air à la fois eau, à la fois goutte de sève et perle de lumière,
vapeur légère, cristal tombant, elle entraîne le dire au souffle qui relie
et rassemble la couleur et le mot, la forme et le pas.
"Mais enfin", dirons certains, "je ne suis pas poète!" C'est faux.
Ne serait-ce que dans nos rêves, nous le sommes, ô combien !
Ainsi :
POESIE met en IMAGE et SYMBOLISE.
C'est là son ART, c'est là sa SCIENCE. Par son vocabulaire harmonique, nous aurons enfin accès aux ressources
encore peu connues, mais si puissantes qui nous pressent au-dedans. Or
ce vocabulaire s'apprend, l'exercer est indispensable et ô combien révélateur !
Se devine, n'est-ce pas, le plaisir de cet apprentissage, pas ennuyeux le
moins du monde en ses exigences fondamentales. Les répétitions du début
assurent les chevilles. Ensuite : à vos mesures et devenez virtuoses, ce
n'est pas plus difficile - mais pas plus facile - qu'en n'importe quelle
technique langagière. De la danse ainsi menée au lexique de nos images, le
paysage peut présenter quelque montagne à gravir ou quelque gué à
franchir. C'est plus drôle que la marche sur goudron plat...! Et que
les chemins sont beaux hors sentiers dévastés par les tristes battues de
chasse à courre l'idée reçue...
En route, amis ?
|